Photos : Pauline Franque
MUAH : Anne Make Up Artist
Modèles : Anna et Antonin Gélez
Bibi de la Duchesse : Mandzou
Médaille : Carambole
La Duchesse de Langeais est un roman du 19ème siècle qui traite de la difficulté de dire ses sentiments lorsqu'on aime trop quelqu'un mais que l'opinion
publique compte plus que soi-même...Quand les conventions de la noblesse, quand l'orgueil dirige les sentiments, quand on écoute des mauvaises langues, on peut parfois rater l'amour de sa
vie...
Il traite aussi de la synchronicité, et du fait que 2 êtres qui s'aiment plus que tout arrivent à rater leur destin commun etc...
Ce roman signé Balzac, date de l'époque où George Sand était sa pigiste...Elle venait de quitter son mari et écrivait pour les autres pour faire bouillir la marmite
de ses 2 enfants.
C'est un roman sur l'amour, mais pas seulement, il est aussi question de politique : Pourquoi et quand la bourse a été inventée , d'architecture :comment et
pourquoi Paris a été rénové au 19ème etc...
Dédié à Listz (bien connu pour se comporté comme la Duchesse de Langeais) le roman est baigné de sa musique et tout l'art de l'auteur est de mettre en mots les
ondulations merveilleuses de son piano. Lorsqu'elle joue du piano ou de l'orgue c'est tout un discours qui est fait au coeur de son amoureux...
La Duchesse de Langeais faisait la mode du Tout Paris...Cette femme mariée vivait seule dans la Capitale depuis
que son mari était parti vivre loind d'elle à la campagne. Nombre de galants lui papillonnait autour juste pour glaner quelques regards, sourires ou sentiments de conivence. Très pieuse, elle
n'aurait donné sa vertue et son honneur à quiconque malgré sa solitude...
Armand de Montriveau est un Militaire qui a gagné ses galons en faisant la campagne d'Afrique pour Napoléon.
Son caractère a été forgé par ses années dans le désert.
C'est un homme bourru, à 10 000 lieues des manières pratiquées à la Cour...
Il ne s'est jamais intéressé à l'amour que comme un exercice pratique...En réalité, son coeur ne s'est jamais animé pour personne d'autre que lui-même.
Les usages de la Cour sont pour lui des pantomimes ridicules. un jour pourtant il accepte une invitation à un bal donné par une amie pour lui faire plaisir.
Il est alors l'objet de toutes les curiosités, il attire notamment l'attention d'une certaine Duchesse, femme éclairée qui a beaucoup lu au sujet de
l'Afrique.
Pour lui, c'est le coup de foudre, il explose littéralement de joie intérieurement lorsqu'elle lui propose de venir la visiter chez elle le lendemain à 17 heures
pour approfondir leur première discussion.
Et pendant 7 mois, il lui rendra visite quotidiennement de 5 à 7 uniquement pour discuter et l'écouter jouer du piano.
Son coeur elle le tient depuis le premier jour ... Et chaque jour qui passe augmente sa souffrance de ne pouvoir la prendre dans ses bras...
Lui, qui a été médaillé par tant de faits d'armes se trouve anéanti par cette femme qui se joue peut-être de lui, qui sait ?
N'y tenant plus, il se confie à l'un de ses amis, qui lui rit au nez : "mais tu n'es pas le premier à se prendre dans ses filets, c'est une allumeuse, quand elle en
tient un, elle joue avec lui tant qu'elle peut, mais elle, ne te donnera rien du tout ! Si tu veux être fixé, tu n'as qu'à tenter de l'embrasser, tu verras bien que je te dis la vérité!"
Le lendemain lors de sa visite chez la Duchesse, l'entretien de la veille l'obsède...Il se dit : Et si mon ami avait raison ?
"Pour la première fois, il entrevoyait la coquetterie de cette femme, devinait instinctivement que l'amour dévoué, l'amour partagé ne calculait pas, ne raisonnait
pas ainsi chez une femme vraie...Or la Duchesse et Montriveau se ressemblaient en ce point, ils étaient également inexperts en amour. Elle connaissait très peu la théorie et elle en ignorait la
pratique, ne sentait rien et réfléchissait à tout. Montriveau connaissait peu de pratique, ignorait la théorie, et sentait trop pour réfléchir. Tous deux subissaient donc le malheur de cette
situation bizarre. En ce moment suprême, ses myriades de pensées pouvaient se réduire à celle-ci : "laissez-vous posséder" "
Le lendemain matin, n'y tenant plus, il s'introduit chez elle sans être annoncé.
il lui déclare son amour, lui fait le serment de l'éternité de ses sentiments.
Et lui somme de lui démontrer physiquement la preuve d'une véritable réciprocité.
Elle crie au scandale et sonne la bonne pour le mettre à la porte.
"Je n'ai rien pu lui dire; en sa présence, je n'ai plus d'esprit. Elle ne sait pas à quel point elle est vile et méprisable. Personne n'a osé mettre cette créature
en face d'elle-même. Elle a sans doute joué bien des hommes, je les vengerai tous !
Notre Duchesse, Antoinette, n'avait pas pris la mesure de ce que lui vaudrait le fait d'avoir éconduit son cher Armand...Le soir même, à 17h, elle l'attendait dans
son boudoir, comme chaque jour depuis des mois, mais au lieu de voir paraître son galant, c'est un valet qui vient lui déposer sa carte. Elle ne comprend pas... Le jour suivant : idem, et ainsi
de suite...
Elle est alors l'objet de drôles de tourments elle ressent des manifestations physiques encore inconnues, des soufrances internes, des brûlures, des fièvres, c'est
toute son âme qui s'embrase... au début elle garde la chambre, ses proches s'inquiètent, quelle est donc cette étrange maladie?
Quand elle comprend enfin la cause de ses tourments, elle décide d'aller de l'avant, elle sort, dans la bonne société parisienne en espérant le voir et ainsi avoir
quelque explication,mais personne ne sait ce qui est advenu de lui...certains lui prêtent quelques aventures...
Finalement elle le croise dans les salons d'une amie, il l'ignore...puis en rentrant chez elle son valet l'attend avec un plis : il va venir ce soir...il va venir
!!! elle se fait toute une joie, se pare pour le recevoir, l'attend jusque minuit mais.. il ne vient pas...
Le jour suivant elle lui fait parvenir un billet doux qu'elle a soigneusement rédigé, qui reste sans réponse...et,ainsi, "pendant 22 jours, Mme de Langeais
écrivit à Mr de Montriveau sans obtenir de réponse."
Sa maladie empire, même ses proches lui disent qu'il faut qu'elle se reprenne, qu'elle agisse.
Elle décide de prendre tous les risques et d'aller le voir.Quand elle arrive chez lui, il est sorti, son valet la fait attendre dans le bureau d'Armand.
Dès qu'elle se trouve seule, elle regarde partout pour mieux ressentir l'esprit de cet endroit où il vient si souvent. Son regard s'arrête sur un tas de lettre.
Elle s'approche, ce sont Ses Lettres ! Elles ne sont pas décachetée ! son sang ne fait qu'un tour ! Elle attrape le paquet d'un geste en monte dans son carrosse. Et là, elle enrage ! Mais elle ne
demande pas à son cochet de partir, elle l'attend...Mais il ne rentrera pas chez lui...Où est-il ?
Le lendemain, toute la bonne société se rie de la Duchesse, dont la voiture a été vue devant chez Mr de Montriveau tout la journée.
Elle est humiliée...Elle décide de lui écrire une dernière lettre : un ultimatum.
Si dans 3 heures il ne la rejoint pas à son domicile, soit, ils décident d'un véritable avenir ensembles en décidant de faire tout pour devenir mari et femme, soit
il ne la reverra plus jamais et Dieu décidera de son silence.
A 17h, Antoinette est devant chez Armand à l'attendre.la pluie se met à tomber... Elle attend...
Et si il ne venait pas ? et si il venait ?
Que va décider Armand ?
Si vous voulez savoir comment se termine laDuchesse de Langeais il ne vous reste plus qu'à lire le livre...^o^
